samedi 10 décembre 2016

Petits détails qui nous ont frappés


Winter is coming : 
Au Québec, tout le monde nous met en garde. L’hiver et sa vague de froid à -30ºC vont s’abattre sur nous et nous ne pourrons pas y échapper. Pour le moment, nous ne réalisons pas, notamment parce que les -5 sont plutôt supportables (lorsqu’il n’y a pas de vent). Mais nos amis et leurs histoires à base de poils de nez qui gèlent, de cheveux glacés qui cassent et de mâchoires paralysées nous font redouter le pire!



A plus dans l'bus : 
Au Québec, les gens ne jouent pas des coudes pour entrer les premiers dans le bus, non, ils font la queue bien sagement dans leur ordre d’arrivée, comme s’ils attendaient un taxi. Durant le trajet, ce n’est pas un écran qui annonce l’arrêt suivant mais le chauffeur qui le crie en chantant presque. Et si vous avez de la chance, il fera peut-être même un monologue sur l’esprit de Noël. Pour descendre, on peut appuyer sur un bouton, classique, ou bien tirer sur une corde jaune qui longe les fenêtres. Et sachez qu’ici il y a les mêmes bus scolaires jaunes qu’aux USA, mais avec écrit « écoliers » dessus!




Tu ne mentiras point :
Au Québec, les gens sont honnêtes. Au marché, les commerçants vous croient sur parole quand vous leur dites que vous avez mis quatre avocats dans votre sachet. Les vendeurs sur Kijiji (l’équivalent du Bon Coin ici) ne recomptent même pas les billets quand vous leur achetez un ordinateur. Pire, ils n’ouvrent même pas l’enveloppe! Ce pays est tellement dingue qu’on peut aller aux toilettes dans les bars et les cafés en laissant son téléphone sur la table! 



L’heure du souper : 
Au Québec, les gens dînent extrêmement tôt. A côté d’eux, les poules mangent comme des Espagnols! A 17h30-18h c’est plié, toute la petite famille a fini de manger. Et ici, ils ne boivent pas d’alcool à table, et surtout pas de vin, car comme on l’a déjà dit, même la piquette est inabordable. Sinon, il y a les 5 à 7, le nom local pour désigner l’apéro après le boulot, où on se rue dans les micro-brasseries pour s’enfiler des bières. Des bières qui, il faut le reconnaitre, sont vraiment très bonnes.



Freeze, motherfucker!
Au Québec, les flics ne roulent pas en Renault Scénic mais en Dodge Charger. C'est un peu comme comparer l'inspecteur Harry avec Navarro...




La trame sonore de notre séjour :
Au Québec, ils parlent français et se moquent des français de France qui se laissent envahir par les anglicismes. Ce qui est très drôle quand on sait qu’ils utilisent cent fois plus de mots anglais que nous sans s’en apercevoir. Mais apparement, dire napkin pour désigner une serviette, ça compte moins que de dire parking pour parler d’un stationnement. C’est pourquoi l’Office Québécois de la Langue Française se retrouve à devoir adapter les termes anglais que les nouvelles générations commencent à un petit peu trop adopter, et ça donne des trucs délicieusement nuls. Exemple : lorsqu’on vous dévoile un élément important d’un film que vous n’avez pas encore vu, on ne doit pas parler de « spoiler » mais de  « divulgâcheur ». Si vous vous prenez en photo à bout de bras devant la Tour Eiffel, vous ne faites pas un « selfie » mais un « égoportrait ». Et si vous l’envoyez à vos amis, votre message risque d’atterrir non pas dans les « spams » mais dans les « pourriels ».


Terre d’accueil :
Au Québec, ou du moins à Montréal, ils aiment les immigrés. C’est la ville au monde où il y a le plus de communautés différentes. Au lieu d’avoir peur de tous ces « nouveaux arrivants », ils les accueillent et les intègrent le mieux possible. Bien sûr, les services de l’immigration sont intraitables, mais une fois réglé l’aspect  légal, nous ne ressentons aucun racisme dans les rues de cette ville. Les banques proposent des packs pour les personnes fraîchement immigrées et les affiches de spectacle d’opéra montrent des danseuses et des danseurs de toutes les couleurs de peau. Pour être honnête, Montréal est tellement une ville-monde que lorsque nous sommes dans le métro, il nous serait bien impossible de dire sur quel continent nous nous trouvons.

Plus généralement, on remarque vraiment l'ouverture d'esprit et la mixité. Nous avons vu plusieurs vitrines de magasins présentant des mannequins de différentes tailles, certains beaucoup plus généreux que d'autres. On parle de vêtements mais aussi de lingerie. 
Bon, d'accord, on n'évoquera pas tout de suite la question indigène...........


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