L’avantage, avec le froid, c’est qu’on peut continuer nos explorations
cinématographiques.
Ici, on ne récupère pas ses billets, on les cueille! C'est pas mignon?
Un soir, nous avons donc décidé de nous faire la séance
« GROS », à l’américaine : nous sommes allés voir une GROSSE
comédie (Office Christmas Party / Joyeux Bordel en français – et c’est même pas
le titre québécois…). Et surtout, nous avons mangé une GROSSE poutine
devant !
Plus précisément, nous avons commencé par aller au comptoir Tim
Horton’s (le Starbucks canadien), afin d’y acheter une petite boîte de TimBits
– des petits beignets en boule – pour le dessert. Ensuite, nous sommes allés au
comptoir « péché », où nous avons dû faire un choix entre plein de
sains produits tels hot-dogs, pizza (à l’américaine hein, avec option huile,
pepperoni et grosse croûte), hamburgers… Nous avons opté pour l’option la plus
« mangeable » devant un film, à savoir la poutine. Et au porc
effiloché, c’est la meilleure (le porc effiloché, c’est un truc qu’on trouve
partout ici, et c’est absolument fatal. C’est monstrueusement délicieux, et ils
en mettent dans tout) !
Nous voici donc partis avec nos petits plateaux en carton, dans les
sièges qui basculent en arrière pour un visionnage de GROS optimum !
Inutile de dire que nous n’avons pas réussi à manger plus d’un TimBit
– les autres ont été gardés pour plus tard.
Par contre, nous avons réussi à ne pas nous salir ! Mais il faut
dire qu’il y a tellement de bandes-annonces qu’on a fini de manger avant le
film.
A noter que la poutine, c’est mieux que le pop-corn,
parce que ça ne croque pas !
Mais les gens ont de toutes façons été, jusqu’à présents, très
respectueux des séances. Les Montréalais se montrent toujours extrêmement
réactifs (ils rigolent aux blagues, font des oh ! et des ah !) mais
ne font pas de bruit, ne sortent pas leurs téléphones, ne parlent pas… c’est un
vrai bonheur.
Sinon, il y a un truc très drôle au Cinéplex (la grosse chaine de
cinéma où l’on va) : c’est le TIMEPLAY !
En fait, pendant les publicités, avant les bandes-annonces, il y a des
jeux. Il suffit de télécharger l’application sur son téléphone pour se créer un
profil et jouer en direct. Et ensuite, les résultats s’affichent sur le grand
écran, et on gagne des points (qui permettent ensuite d’obtenir des places
gratuites, etc).
Inutile de dire qu’on a trois ans et qu’on est fiers comme deux paons
attardés quand le nom « JEFF » s’affiche sur l’écran dans les scores !
Pour la petite histoire, nous avons testé l’Imax (très cher en France
et presque introuvable, même à Paris) avec le dernier Star Wars. La 3D y est
excellente et vraiment immersive, et chose étrange, cela n’assombrissait pas le
film comme c’est le cas d’habitude !
Nous avons également testé la spécialité locale, l’Ultra-AVX. C’est un
écran plus grand, un peu comme l’Imax, et des conditions de visionnage censées
être optimales. Hmmm, OK. On a vu « La La Land » et c’est vrai que
l’écran était impressionnant (mais même sur un petit écran, impossible de ne
pas tomber amoureux de Ryan Gosling ET d’Emma Stone).
En fait, on a un peu honte de l’avouer mais c’est vraiment sympa
d’aller au cinéma dans un multiplexe, ici. Même au niveau des publicités, c’est
beaucoup mieux que ce qu’on pourrait croire ! Il y a quelques pubs mais
globalement moins qu’à Paris. Avant le film, ce sont principalement les jeux,
quelques news ciné, et surtout un TUNNEL de grosses bandes-annonces – on en a
pour son argent !
Enfin, pour l’anecdote, nous sommes retournés au Cinéma Dollar! (et
puis il faut bien soutenir les passionnés, nom de Zeus)
Il y passait plein de films que nous avions ratés en octobre en France
(qui sont déjà sortis en DVD ici, aïe aïe aïe).
Nous avons eu le plaisir d’être accueillis par le gérant en personne.
C’était assez étrange, il était tellement discret, effacé… timide ? Il
nous a remerciés quand nous lui avons dit que nous étions déjà venus et que
nous revenions parce que nous avions beaucoup apprécié… Et il s’est presque
excusé quand il nous a annoncé que le film que nous voulions voir (le dernier
Tim Burton) passait dans la petite salle, et nous a dit qu’on pouvait revenir
le lendemain pour une séance dans une grande salle si on préférait… « Mais
non monsieur, pas de problème, allons-y gaiement ! »
Alors la petite salle, c’est le ciné-club. Non, c’est comme quand on
nous passait une cassette vidéo au centre aéré !!
Il y a environ douze fauteuils, ainsi que quelques chaises en
plastique (en cas d’affluence…), dans une pièce grande comme votre salon. Et le
monsieur projette des Blu-Ray avec son vidéoprojecteur !
C’est comme une séance entre amis à la maison, sauf que chez vous, il
n’y a pas un gros enfant chinois qui se bâfre pendant tout le film en vous
empêchant de bien voir.
Mais c’était vraiment très, très drôle. Le monsieur a lancé la lecture
et a fermé la porte, en nous disant qu’on pouvait régler le son nous-mêmes si
besoin. C’était… à faire !
(quand on réfléchit, l’écran et les conditions de visionnage n’étaient
pas si différents d’une séance à l’UGC pourri des Champs-Elysées… mais là au
moins, ça coûte deux euros, comme il se doit !)
Pour clore cet article, nous nous devons de dire que nous avons vu peu
de mauvais films depuis que nous sommes ici. En fait, nous avons même enchaîné
les excellents films. Est-ce le destin qui veut nous stimuler ?
« Arrival » (« Premier Contact » en français,
« L’Arrivée » en québécois) est entré directement dans le top de
l’année, tout comme « Nocturnal Animals » (« Animaux
Nocturnes », qui sort en janvier en France). Des films auxquels on repense
encore plusieurs jours après….
Si avec tout ça vous n’allez pas au cinéma !!
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